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Séminaire au vert sans voiture : est-ce vraiment possible ?

Vous avez bouclé votre dossier. Lieu engagé, traiteur en circuit court, programme d’ateliers en forêt, présentation RSE bien préparée.

Mis à jour25 août 2026
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Séminaire au vert sans voiture : est-ce vraiment possible ?

Séminaire au vert sans voiture: est-ce vraiment possible?

Sauf qu’à l’arrivée, le parking du domaine raconte une autre histoire: les voitures s’alignent sur le chemin communal, les chauffeurs cherchent l’entrée, les participants s’appellent pour savoir qui peut prendre qui. Le premier acte de votre démarche environnementale se joue alors devant le portail, avant même le début de la première réunion.

L’enjeu n’est pas seulement de trouver un lieu à la campagne. L’enjeu, c’est d’y arriver simplement, collectivement et sans transformer le dernier tronçon en épreuve d’orientation. Un séminaire au vert sans voiture accès train repose sur une chaîne complète: le trajet ferroviaire, la gare d’arrivée, le transfert jusqu’au domaine, les bagages et le retour. Si l’un de ces maillons est laissé dans le flou, les participants reprennent naturellement leur voiture.

Le dernier kilomètre ne se règle donc pas avec une phrase du type « la gare n’est pas très loin ». Il se prépare comme une vraie étape de production, avec un itinéraire, un horaire, un responsable et une solution de repli.

La logistique du dernier kilomètre: au-delà de la gare

C’est là que tout se joue. Vous pouvez organiser le trajet principal en train, réserver un domaine entouré d’arbres et prévoir trois jours d’ateliers en pleine nature: si personne ne sait comment rejoindre le lieu depuis la gare, votre séminaire bascule très vite dans les transferts individuels, les véhicules supplémentaires et les arrivées décalées.

Le dernier kilomètre désigne le segment entre la gare et le lieu d’accueil. Dans le cas d’un séminaire, il ne s’agit pas forcément d’un kilomètre au sens strict. Le domaine peut être accessible à pied, à vélo, en navette, en taxi ou par une combinaison de ces solutions. Ce qui compte, c’est la continuité du parcours. Une arrivée en train ne suffit pas à rendre un séjour accessible sans voiture si la suite dépend d’une route dangereuse, d’un taxi hypothétique ou d’une navette dont personne ne connaît l’horaire.

La première erreur consiste à regarder uniquement la distance indiquée sur une carte. Deux kilomètres sur un chemin stabilisé ne posent pas le même problème que deux kilomètres le long d’une route départementale sans trottoir. De même, une gare proche à vol d’oiseau peut être séparée du domaine par une rivière, un dénivelé important ou une voirie peu praticable avec des bagages.

Avant de retenir un lieu, il faut donc examiner le trajet réel:

  • la sortie exacte de la gare et non son seul emplacement sur une carte;
  • la présence ou non d’un trottoir, d’un éclairage et d’un chemin praticable;
  • le temps de parcours avec des sacs et du matériel;
  • la disponibilité des taxis ou VTC selon les jours et les horaires;
  • la possibilité de regrouper les arrivées sur une même navette;
  • la solution prévue pour les personnes à mobilité réduite ou qui ne peuvent pas pédaler.

Cette vérification paraît fastidieuse tant qu’aucun problème ne s’est présenté. Le jour du séminaire, elle devient la différence entre une arrivée fluide et une succession d’appels téléphoniques.

Un séminaire sans voiture commence dans la grille de transport, pas sur le parking du domaine.

Le lieu d’accueil doit pouvoir décrire précisément l’arrivée des groupes. Une réponse vague n’est pas forcément un mauvais signe, mais elle indique que le scénario reste à construire. Demandez qui accueille les participants, où la navette les récupère, combien de temps dure le transfert et que faire si un train est retardé. Ces questions ne relèvent pas d’un excès de contrôle: elles évitent de faire porter la logistique sur les participants.

Stratégies ferroviaires pour des lieux isolés

Un lieu rural n’est pas nécessairement un lieu inaccessible. Il faut simplement raisonner en chaîne plutôt qu’en trajet unique. Le train assure généralement la partie la plus longue du déplacement, tandis que le dernier segment demande une organisation spécifique. Selon la configuration, cette organisation peut être très légère ou devenir un véritable poste de production.

Pour une équipe répartie dans plusieurs villes, le plus simple est souvent de définir une gare de regroupement. Les participants rejoignent cette gare par des itinéraires différents, puis poursuivent ensemble vers le domaine. Cette méthode limite le nombre de transferts et facilite le suivi des retards. Elle permet également de réserver une navette sur une plage horaire cohérente, plutôt que d’organiser des trajets individuels tout au long de la journée.

Dans d’autres cas, les horaires ferroviaires ne permettent pas une arrivée commune. Il faut alors prévoir plusieurs rotations ou accepter que certains participants arrivent plus tôt. Ce temps d’attente peut être intégré au programme: café d’accueil en gare, déjeuner dans une ville étape ou temps libre avant le lancement des ateliers. Ce n’est pas toujours la solution la plus spectaculaire, mais c’est souvent préférable à une course contre la montre entre une correspondance et une navette.

La cartographie du trajet peut être structurée en quatre temps:

1. Identifier la gare d’arrivée la plus pertinente. La gare la plus proche n’est pas toujours la plus pratique. Une gare légèrement plus éloignée peut offrir de meilleures liaisons, davantage de taxis ou un transfert routier plus direct.

2. Qualifier le dernier tronçon. Notez le mode de transport, le temps réel de parcours, le nombre de personnes transportées et les contraintes liées aux bagages.

3. Vérifier les horaires dans les deux sens. Un domaine peut être facile à rejoindre le matin et beaucoup plus difficile à quitter en fin de journée. Le retour doit être étudié dès la réservation.

4. Prévoir un scénario de secours. Retard de train, navette immobilisée, pluie, participant qui arrive sur un autre trajet: une solution de repli doit exister avant que le problème ne survienne.

Le test du parcours mérite une attention particulière. Il ne s’agit pas nécessairement d’organiser une expédition complète, mais de vérifier les points qui ne figurent pas dans les plateformes de réservation: lieu de rendez-vous devant la gare, temps nécessaire pour récupérer les bagages, possibilité pour un véhicule de s’arrêter, qualité du réseau téléphonique, signalétique et accès de nuit.

Quand une reconnaissance sur place n’est pas possible, demandez au domaine des éléments concrets: une photo du point de prise en charge, une description de l’itinéraire, le contact du chauffeur ou du prestataire local, ainsi qu’une indication claire sur les conditions d’accès. Un gîte séminaire proche gare ne se définit pas seulement par une mention dans sa fiche de présentation. Il se reconnaît à la précision de son dispositif d’accueil.

La communication aux participants doit rester lisible. Une page bien structurée vaut mieux qu’une succession de messages contradictoires. Elle peut réunir:

  • la gare de départ recommandée;
  • le trajet ferroviaire proposé;
  • le point de rendez-vous à l’arrivée;
  • le nom ou le numéro du coordinateur;
  • l’horaire de la navette;
  • les consignes en cas de retard;
  • les informations relatives aux bagages et aux besoins particuliers;
  • le détail du retour.

L’objectif n’est pas de verrouiller chaque minute. Il est de réduire l’incertitude. Lorsqu’ils disposent d’un itinéraire clair, les participants sont plus enclins à jouer le jeu du transport collectif. Lorsqu’ils doivent improviser la dernière étape, la voiture redevient l’option rassurante.

L’impact de la mobilité douce sur l’engagement des collaborateurs

La mobilité douce est souvent présentée comme une question d’empreinte carbone. Elle a aussi un effet très concret sur la manière dont le séminaire commence. Le trajet partagé crée une transition entre le quotidien de l’entreprise et le temps du groupe. Dans le train, les conversations se nouent autrement qu’en salle de réunion. Une navette commune donne également un premier espace d’échange informel, à condition de ne pas transformer le transfert en parcours de ramassage interminable.

Cela ne signifie pas que le train rend automatiquement un séminaire plus convivial. Un itinéraire mal conçu, avec plusieurs correspondances et une arrivée tardive, peut produire exactement l’effet inverse. La mobilité devient un levier d’engagement lorsqu’elle est pensée avec les mêmes exigences que le reste du programme: confort raisonnable, information anticipée et attention portée aux situations différentes.

Trois dimensions méritent d’être distinguées.

La cohésion dans le trajet partagé

Le déplacement collectif permet aux participants de se retrouver avant l’arrivée sur le lieu. Les échanges informels commencent dans le wagon ou pendant le transfert. Ils peuvent faciliter l’intégration d’une nouvelle personne, rapprocher des équipes qui travaillent habituellement à distance ou simplement détendre l’atmosphère avant une séquence de travail.

Pour que cet effet fonctionne, il faut éviter de surcharger le trajet. Une navette organisée comme une tournée de ramassage, avec des arrêts multiples et des horaires incertains, fatigue rapidement le groupe. Mieux vaut parfois choisir un point de regroupement unique, même si cela demande une courte adaptation du programme.

La cohérence entre le discours et l’expérience

Une entreprise peut communiquer sur ses engagements autant qu’elle le souhaite: les participants retiennent surtout ce qu’ils vivent. Si le programme invite à réfléchir à la transition écologique mais impose à chacun de venir seul en voiture, un décalage apparaît immédiatement. À l’inverse, une organisation simple du trajet montre que la démarche a été appliquée à la réalité de l’événement.

Cette cohérence ne suppose pas de présenter le train comme une obligation morale. Il faut tenir compte des contraintes personnelles, des horaires de travail, de la santé, des responsabilités familiales et des situations de handicap. La bonne approche consiste à proposer un parcours collectif réellement praticable, puis à rendre visibles les solutions alternatives lorsque ce parcours ne convient pas à tout le monde.

Une mesure plus honnête de l’empreinte

Supprimer les voitures individuelles sur le trajet principal ne signifie pas que l’événement devient neutre. Le transport ferroviaire, la navette, l’énergie du lieu, les repas, les achats et les activités restent à prendre en compte. Cette nuance est importante: elle évite de transformer le « zéro voiture » en promesse absolue.

En revanche, la mobilité est un poste sur lequel l’organisateur peut agir assez directement. Il est possible de comparer plusieurs scénarios: voitures individuelles, covoiturage, train avec navette, train avec transfert mutualisé, ou train et vélo lorsque la configuration le permet. Le résultat n’a pas besoin d’être présenté comme un chiffre spectaculaire. Une description claire des choix opérés est souvent plus convaincante qu’un bilan qui donnerait une impression de précision sans expliquer ses hypothèses.

Le séminaire devient alors un terrain d’apprentissage. Les participants voient comment les décisions logistiques se traduisent concrètement: mutualiser un transfert, limiter les trajets à vide, choisir un prestataire local, organiser les retours ou adapter les horaires. L’organisation écoresponsable du transport cesse d’être un sujet de communication pour devenir une pratique observable.

Le train n’est pas une contrainte ajoutée au séminaire: c’est la première expérience collective du séjour.

Sélectionner un domaine compatible avec une arrivée en train

Le choix du lieu doit intervenir après une première lecture des transports, et non l’inverse. Beaucoup de domaines séduisent par leur cadre, leur capacité d’accueil ou la qualité de leurs salles. Ces critères restent essentiels, mais ils ne suffisent pas si l’accès sans voiture dépend d’une solution improvisée.

Un domaine réellement compatible avec le train n’est pas forcément installé à proximité immédiate d’une gare. Il peut être situé dans un environnement plus isolé, à condition que le transfert soit fiable, compréhensible et adapté au groupe. Ce qui compte, c’est la qualité de la liaison entre les deux extrémités du parcours.

CritèreQuestion à poser au lieuCe qu’il faut obtenir
Gare d’arrivéeQuelle gare conseillez-vous réellement pour le groupe?Un itinéraire précis, avec le temps de transfert et le point de rendez-vous
Dernier kilomètreLe trajet se fait-il à pied, à vélo, en navette ou en taxi?Une solution identifiée, adaptée aux bagages et aux conditions météo
Capacité de transfertCombien de personnes et de sacs peuvent être transportés à chaque rotation?Un nombre de véhicules, de places et de rotations clairement défini
HorairesQuel est le fonctionnement le soir, le week-end et en cas de retard?Un contact disponible et une procédure de repli
AccessibilitéLe parcours convient-il aux personnes à mobilité réduite?Une description du chemin et des équipements, sans se contenter d’une formule générale
RetourComment les participants rejoindront-ils la gare au départ?Un horaire de retour compatible avec les trains réservés

Méfiez-vous des formulations trop générales. « La gare est proche » ne dit rien du dénivelé, de la route à emprunter ou de la possibilité de voyager avec une valise. « Nous pouvons organiser un transfert » ne précise ni le véhicule, ni le coût, ni le délai de réservation. « Les participants peuvent venir en vélo » ne garantit pas qu’il existe des vélos disponibles, entretenus et adaptés à tous.

Un échange efficace avec le domaine doit porter sur des situations concrètes. Que se passe-t-il si deux personnes arrivent plus tard? Où la navette attend-elle? Peut-elle accéder au quai ou faut-il rejoindre un parking? Les bagages sont-ils transportés séparément? Existe-t-il un endroit couvert en cas de pluie? Qui appelle le chauffeur si le train a du retard?

Ces questions permettent aussi d’évaluer le sérieux du lieu. Un établissement habitué à recevoir des groupes arrivant en train connaît généralement les points de vigilance: horaires de correspondance, stockage des bagages, regroupement des participants, retour vers la gare et coordination avec les prestataires locaux. Il n’a pas besoin de promettre un accès parfait; il doit être capable d’expliquer honnêtement ce qui fonctionne et ce qui demande une organisation particulière.

Le confort du lieu doit être regardé dans son ensemble. Un domaine peut être très agréable une fois sur place, mais devenir inadapté si le groupe doit parcourir une longue distance à pied avec du matériel d’atelier. À l’inverse, un lieu plus modeste, bien relié à une gare et disposant d’une navette fiable, peut produire une expérience plus fluide.

Anticiper les transferts: navettes, vélos et solutions locales

Une fois le domaine sélectionné, il reste à orchestrer les transferts. C’est ici que la facilitation prend tout son sens. Plusieurs scénarios sont possibles, mais aucun ne doit être choisi uniquement parce qu’il semble économique ou simple sur le papier.

Le vélo depuis la gare

Le vélo convient aux trajets courts, lorsque l’itinéraire est sécurisé et que le groupe voyage léger. Il peut être une excellente solution pour rejoindre un domaine situé à proximité d’une gare, mais il ne doit pas être présenté comme une évidence. La météo, le relief, l’âge des participants, les vêtements professionnels et les bagages peuvent changer complètement la faisabilité du parcours.

Si le lieu met des vélos à disposition, vérifiez leur état avant l’arrivée du groupe. Les freins, l’éclairage, les antivols et les casques doivent être fonctionnels. Demandez également si le chemin est praticable avec le niveau du groupe et si une solution existe pour les personnes qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas pédaler.

Le transport des bagages est un autre point souvent oublié. Un participant peut accepter de faire le trajet à vélo avec un petit sac, mais pas avec une valise ou du matériel d’animation. Une navette séparée pour les bagages peut parfois suffire à rendre le scénario viable.

La navette privatisée

La navette est généralement la solution la plus lisible pour un groupe. Elle permet de regrouper les arrivées, de limiter les appels individuels et de donner un point de contact unique. Elle fonctionne particulièrement bien lorsque les horaires ferroviaires permettent de faire converger plusieurs participants vers une même arrivée.

Il faut cependant réserver le bon véhicule. Le nombre de places ne se calcule pas uniquement en fonction du nombre de personnes: les bagages, les équipements et les éventuels sièges adaptés occupent aussi de l’espace. Une navette pleine à l’aller peut devenir inconfortable si chacun transporte une valise, un sac de travail et du matériel personnel.

Demandez au prestataire:

  • le nombre de places réellement disponibles avec les bagages;
  • l’adresse exacte de prise en charge;
  • la possibilité d’attendre un train retardé;
  • les conditions d’annulation ou de modification;
  • le contact du conducteur le jour du départ;
  • la présence d’un véhicule de remplacement ou d’un partenaire local.

Une navette bien organisée ne signifie pas que tout doit être chronométré à la minute. Il faut conserver une marge pour les correspondances et l’embarquement. En revanche, cette marge doit être décidée à l’avance et intégrée au programme, plutôt que subie par les participants.

Le taxi ou le VTC regroupé

Le taxi ou le VTC peut convenir à de petits groupes ou à un transfert court. Il devient moins pertinent lorsque chacun réserve séparément son trajet: les arrivées se dispersent, les coûts augmentent et le coordinateur perd la visibilité sur le groupe.

Dans les zones rurales, la disponibilité ne doit jamais être supposée. Réservez suffisamment tôt, confirmez la course et demandez au chauffeur où il attendra exactement. Selon la configuration de la gare, le véhicule peut ne pas pouvoir accéder directement au quai ou au parvis principal. Une photographie du point de rendez-vous peut éviter une confusion très banale le jour venu.

Le prestataire de transport doit aussi connaître les contraintes du domaine: portail fermé, chemin étroit, absence d’éclairage, accès limité aux véhicules de grande taille. Ces détails sont rarement visibles au moment de la réservation et peuvent pourtant allonger considérablement le transfert.

Les solutions locales complémentaires

Dans certains territoires, une entreprise de transport locale, un loueur de vélos, un service de transport à la demande ou un hébergeur voisin peut compléter le dispositif. Il ne s’agit pas de multiplier les intervenants, mais de construire un réseau simple avec des responsabilités définies.

Le domaine peut parfois prendre en charge le transport des bagages pendant que les participants effectuent le dernier tronçon à pied ou à vélo. Une collectivité locale peut également connaître les solutions disponibles dans le secteur. Ces partenaires ne doivent pas être mobilisés au dernier moment: leur disponibilité varie selon la saison, les jours de marché, les vacances et les autres événements.

La documentation qui évite les appels de dernière minute

Un parcours sans voiture peut être très simple pour l’organisateur et sembler compliqué pour les participants si les informations sont dispersées. Le document de mobilité doit être envoyé suffisamment tôt, puis rappelé avant le départ. Il ne s’agit pas d’ajouter une brochure de plus, mais de rassembler les éléments nécessaires dans un format consultable sur téléphone.

Pour chaque étape, indiquez:

  • le train conseillé et les alternatives raisonnables;
  • la gare d’arrivée;
  • le lieu précis du rendez-vous;
  • le nom du coordinateur;
  • le numéro de la navette ou du chauffeur;
  • le temps prévu pour le transfert;
  • les consignes en cas de retard;
  • les conditions de transport des bagages;
  • les horaires du retour;
  • un contact d’urgence joignable pendant le déplacement.

Évitez les messages ambigus et les instructions qui supposent que tout le monde connaît la gare. Un participant qui arrive dans une gare importante peut avoir besoin de savoir par quelle sortie passer. Dans une petite gare, il peut au contraire ne trouver aucun panneau indiquant le lieu de rendez-vous. Une carte simple, une photo et une phrase claire valent souvent mieux qu’un long paragraphe.

La communication doit aussi respecter les contraintes individuelles. Tout le monde ne se déplace pas à la même vitesse, ne voyage pas avec le même volume de bagages ou ne dispose pas des mêmes possibilités physiques. Demandez ces informations en amont, de manière confidentielle, sans transformer la mobilité en test de bonne volonté écologique.

Ne pas oublier le retour

Trop souvent, l’aller est planifié et le retour improvisé. Le groupe arrive en train et en navette, puis chacun doit se débrouiller pour rejoindre la gare au moment du départ. Cette asymétrie donne une impression de système incomplet et peut annuler une partie des efforts consentis à l’aller.

Le retour doit être conçu dès la réservation du séjour. Vérifiez l’heure de fin des ateliers, le temps nécessaire pour quitter les chambres, le chargement des bagages et la marge disponible avant le train. Une navette qui part juste après la dernière séquence ne laisse aucune place à un retard de réunion, à une question de participant ou à un oubli dans une chambre.

Lorsque plusieurs trains sont possibles, proposez une option principale et une alternative. Le coordinateur doit savoir qui prend quel départ, mais il n’est pas nécessaire de transformer le trajet en opération militaire. L’essentiel est que les participants disposent d’une solution claire et que le groupe sache qui contacter en cas de changement.

C’est aussi au retour que les impressions se fixent. Un départ calme, avec les bagages déjà regroupés et un chauffeur identifié, prolonge la qualité du séjour. Une course précipitée vers la gare, au contraire, laisse le souvenir d’une organisation fragile, même si le contenu du séminaire était réussi.

Le zéro voiture comme ancrage territorial

Réussir un séminaire au vert sans voiture n’est pas un exploit réservé aux lieux parfaitement desservis. C’est une discipline logistique qui se construit en amont, avec la même rigueur qu’un budget, un programme ou un rétroplanning. Le train prend en charge une grande partie du parcours; le dernier kilomètre demande une solution adaptée au territoire; la communication permet ensuite à chacun de suivre le même itinéraire.

Le choix du domaine doit donc tenir compte de la mobilité dès le début. Il faut comparer les gares, regarder les horaires, comprendre les transferts et interroger le lieu sur ses habitudes d’accueil. Un gîte séminaire proche gare peut être un atout considérable, mais seulement si la liaison est réellement praticable et si le retour a été prévu avec le même soin que l’arrivée.

Trois principes peuvent guider la préparation:

1. Choisir le lieu après avoir étudié l’accès ferroviaire. Le cadre ne doit pas être dissocié de la manière dont les participants y parviennent.

2. Traiter le dernier kilomètre comme un poste à part entière. Il mérite un responsable, un budget, une réservation et une solution de repli.

3. Rester précis sur ce que l’on mesure. Un séminaire sans voiture individuelle n’est pas un événement sans impact. Il constitue toutefois une action concrète, visible et améliorable.

L’objectif n’est pas de promettre une pureté carbone absolue. Il est de construire une trajectoire cohérente: train quand il est pertinent, navette lorsque le territoire l’exige, vélo lorsque les conditions le permettent, taxis regroupés plutôt que trajets dispersés, et accompagnement attentif pour les personnes qui ont besoin d’une autre solution.

C’est cette cohérence qui donne du sens à une organisation séminaire écoresponsable transport. Les participants ne voient pas seulement un domaine entouré de nature. Ils constatent que l’entreprise a pris en compte la totalité de l’expérience, depuis la gare de départ jusqu’au retour. L’engagement ne se résume plus à un discours affiché dans la salle de réunion: il se lit dans les décisions pratiques, les horaires choisis, les véhicules mutualisés et la manière dont chacun est accueilli.

Votre prochain séminaire au vert commence donc bien avant le portail du domaine. Il commence au moment où vous ouvrez la carte des liaisons, où vous appelez le lieu pour parler du dernier kilomètre et où vous écrivez un itinéraire compréhensible pour toute l’équipe. C’est cette préparation, discrète mais décisive, qui transforme une intention écologique en expérience collective réellement accessible sans voiture.

Questions fréquentes

Comment organiser un séminaire au vert sans voiture ?
Il faut organiser le trajet en chaîne complète : train, gare d’arrivée, transfert jusqu’au domaine, gestion des bagages et retour. Chaque étape doit disposer d’un itinéraire, d’un horaire, d’un responsable et d’une solution de repli.
Comment gérer le dernier kilomètre entre la gare et le lieu du séminaire ?
Le transfert peut se faire à pied, à vélo, en navette, en taxi ou avec une combinaison de ces solutions. Il faut vérifier le temps réel de parcours, l’état du chemin, les bagages, les horaires, l’accessibilité et la disponibilité des transports.
Quel type de navette prévoir pour un séminaire accessible en train ?
La capacité doit être calculée en fonction du nombre de personnes, des bagages, du matériel et des éventuels sièges adaptés. Il faut aussi confirmer le lieu de prise en charge, la possibilité d’attendre un train retardé, le contact du conducteur et les conditions de modification.
Comment choisir un domaine compatible avec une arrivée en train ?
La gare la plus proche n’est pas toujours la plus pratique. Il faut comparer les liaisons ferroviaires, le transfert routier, les taxis disponibles, les conditions d’accès, l’accessibilité et la possibilité de rejoindre la gare au départ.
Quelles informations transmettre aux participants avant un séminaire sans voiture ?
Le document de mobilité doit préciser le train conseillé, la gare d’arrivée, le point de rendez-vous, le coordinateur, le contact du chauffeur, la durée du transfert, les consignes en cas de retard, le transport des bagages et les horaires du retour.
Pourquoi faut-il planifier le retour dès la réservation du séminaire ?
Un retour improvisé peut annuler une partie des efforts réalisés à l’aller et donner l’impression d’une organisation incomplète. Il faut prévoir le temps de fin des ateliers, le départ des chambres, le chargement des bagages et une marge suffisante avant le train.